Freefall (téléfilm) – Dans le cercle vicieux des subprimes.

 

Freefall- Aidan Gillen
Pour les beaux yeux d’Aidan Gillen mais pas que ….

 

Téléfilm réalisé et écrit par Dominic Savage en 2009 pour la BBC, Freefall est l’illustration du mécanisme pervers des subprimes à travers l’observation de trois hommes. Gus (Aidan Gillen) banquier déshumanisé, parfaite incarnation de la cupidité extrême, passe ses journées à jongler avec les billions. La notion de gain et bénéfice n’est même plus chiffrée, il s’agit simplement de gagner pour gagner poussant à une course surréaliste. Dave (Dominic Cooper) chargé de refourguer des subprimes, ces prêts véreux aux foyers insolvables, sûr de leur incapacité à ne pouvoir honorer leur crédit, condition indispensable à la survie des subprimes. Une fois submergés par des intérêts qui ne cessent de croître, les créditeurs sont finalement contraints de brader leur bien. Vient ainsi la victime idéale, Jim, le naïf mari et père de deux enfants. Bosseur mis face à l’échec de son existence par Gus, il n’a pas quitté le quartier de ses parents, implicitement le banquier le convainc que sa réussite personnelle est conditionnée par sa nouvelle acquisition, une grande maison au dessus de ses moyens.
Freefall - Joseph Mawle et Olivia Chamberlain
Joseph Mawle et Olivia Chamberlain
Freefall éclaire avec simplicité la méthode perverse usant de la peur du déclassement parmi les classes moyennes et populaires.  On ne peut pas s’empêcher de penser à une certaine exagération sans qu’elle ne devienne une gêne. C’est ce petit truc en plus qu’ont les anglais et que Dominique Savage pousse à l’extrême, il s’agit moins de comprendre le monde de la finance que les humains ayant participé et permis ce mouvement. Freefall c’est l’observation lente des mécanismes de déshumanisation pour les uns et de dégringolade sociale pour les autres.
Lumière crue et froide, gros plan sur visages inquiets travaillent sûrement à un schéma un peu réducteur entre humanité et cupidité mais le dispositif est d’une efficacité redoutable. La caméra offre une vision bouleversante de cette pauvre famille. Les yeux sont cernés, inquiets face à la précarité menaçante, malgré tout une certaine dignité se dégage, le combat sera alors de faire face au drame. On doute du banquier et de sa déchéance programmée dont on imagine la chute brutale. On redoute sincèrement le pire pour cette famille qui frôle à chaque seconde la misère. On croit encore, jusqu’au bout à la rédemption de Dave. Freefall n’est pas un modèle de subtilité mais se voit avant tout pour son casting, Joseph Mawle incroyable de justesse, et son regard brut et sans empathie sur une autodestruction consentie.
Si vous êtes intéressé par Freefall, il est disponible en v.o sans sous-titres. La difficulté de compréhension vient plus des accents que des dialogues.
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6 réflexions sur “Freefall (téléfilm) – Dans le cercle vicieux des subprimes.

  1. Ah ah le type au début est assez exceptionnel, après ça se calme un peu. Néanmoins comme il s'agit d'expliquer simplement un système ça passe. Je l'ai revu une deuxième fois, histoire de tout saisir mais honnêtement le 1er visionnage était suffisant. Y'a pas mal de choses à voir rien que sur leur visage.

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