Dis-moi Orange is the new black – Saison 1

Série de Jenji Kohan inspirée de l’oeuvre de Piper Kerman avec : Taylor Schilling, Laura Prepon, Kate Mulgrew, Natasha Lyonne, Lea DeLaria …

Piper Chapman c’est une petite vie tranquille, un gentil compagnon et une entreprise en gestation. Et pourtant la voilà prête à purger une peine d’un an de prison pour une affaire vieille de dix ans. A l’époque lesbienne et en couple avec Alex Vause, trafiquante de drogue, Piper est arrêtée en possession d’une valise de billets. Volontairement dépeinte comme une fille fragile et naïve, Piper Chapman pense préparer son entrée en prison par la lecture de livres.

Le comique joue sur le décalage entre cette petite précieuse et un univers violent à la sexualité exacerbée. Alternant entre scène de prison et flash-back la série insiste sur l’absurdité de sa vie où son plus grand défi fut de tenir un régime 100% smoothie.
Avec un personnage pareil on pourrait s’attendre à une sorte de bleuette larmoyante. Au début la série enchaîne les scènes d’au revoir, de questionnements sentimentaux entre deux partenaires fraîchement fiancés. C’était sans compter le sexe, les godes et autre fist-fucking. Trash à volonté, Orange is the new black apporte un vent de fraîcheur et ce sans limites. Elle n’est pas une chronique de la vie carcérale aux USA. La série nous explique quelques spécificités de la vie en prison, la forte ségrégation raciale qui y règne sans tomber dans le documentaire. La série se définit principalement comme une comédie, ni trop légère ni trop sérieuse. Chaque épisode possède son fil rouge sans que celui-ci ne soit écrasant. Il est plus largement question de rapports humains qui peuvent s’avérer mortels et d’une ambiance qui va en s’alourdissant.
Et pour ceux et celles qui ne supportent pas les personnages omniprésents la série parvient à offrir aux seconds rôles une place de choix. Toujours sur le principe du flash-back chaque co-détenue a le droit à sa propre histoire, à ce moment de basculement dans le crime ou la folie qui confère une certaine densité à un grand nombre de personnages secondaires.

Une des principales forces de la série est son casting à la hauteur d’un univers qui joue volontairement des clichés avec des personnages bordelines. Si je n’ai jamais été convaincu par l’actrice principale, ses moments censés être émouvants m’ont laissée de marbre, le casting est dans l’ensemble très convaincant. Personnage au bord de la folie, persuadée d’être l’élue Pennsatucky sait se faire haïr mais parfois nous étonne en se montrant touchante. Le gardien Mendes alias Pornstache, sorte de macho qui veut se convaincre d’être une montagne de testosterone doublé d’un pervers se croyant excellent manipulateur.

Orange is the new black est dans la lignée de ce que produit hollywood à savoir un renouveau de la comédie de fille faite par des filles. Pas de gnan-gnan, de bons sentiments, de happy ending mais des actions aux conséquences toujours plus foireuses. Et comme il fallait s’y attendre pour nous pauvres français la série n’est toujours pas diffusée dans notre cher pays. La saison 2 est déjà disponible depuis le 6 juin sur la plateforme Netflix. A vos sites de streaming !

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